<< Le bohneur n'est réel que lorsqu'il est partagé - >>88Il faut dire que dans un avion, les occupations ne viennent pas de n'importe où. J'avoue franchement que je m'ennuyais, et j'étais pourtant bien installée en première classe. Ma marraine a toujours eu les moyens de se payer le luxe et même après avoir refusé plusieurs fois qu'elle m'aide, elle ne m'a guère écoutée. Fin soit, je ne voulais m'attarder sur des petits détails comme ceux ci.
88Oh mais j'y pense. Je suis sans nouvelle de Jo depuis une semaine, et c'est pourtant lui qui me récupérait à l'aéroport. Jo était le seul qui avait la vraie connaissance de tous les évenement et ce, depuis le début. Il était le seul en qui j'avais une réelle confiance et il me l'a prouvé.
88- Hey Jo, ca va ? Je suis bientôt arrivée, tu es déjà à l'aéroport ?
88- Alice ? Bah ça va, cool quoi. Et toi, pas trop stressée ?
88- Oh, tu as retenu mon prénom. C'est bien ! Moi ? Ca peut aller et comme tu dis, je suis morte de peur.
88- Arrête, il ne faut pas. Bon, on va pas discuté pendant deux heures hein ? Je t'attends à l'aéroport. A tout de suite !
88- Ok ! Merci pour tous cousin chéri. A tous de suite.
88On ne changera jamais, ni lui, ni moi. Toujours à se taquiner sur des bêtises comme celles ci.
88J'eux à peine le temps de me concentrée avec ma tête que je sentais sur mon siège un petit tremblement qui m'annonçait que l'avion atterissait. L'exitation, ainsi que la peur fesaient plus partie de moi que les autres émotions. Je m'étais mentalement préparée à tous, les regards comme les paroles. J'avais plus ou moins répété dans ma tête le discours que j'allais malheureusement servir à mes parents mais j'étais sur d'une chose, je n'allais pas du tout dire ça.
88- Jooooooo !
88Emotive comme je suis, je ne pouvais m'empêcher de verser une larme en lui sautant dans les bras. Je pu entendre de sa part un soupir d'habitué, mais je me fichais de ce qu'il pouvait penser. Le plus important pour l'instant, c'était que je le revoyais, que j'étais de retour.
88- Décidemment, tu ne changera donc jamais.
88- Je me passerais de tes commentaires vieux ! :p Et puis, t'es pas content ?
88- Vieux ? Non mais ! Et bien sûr que non, je suis super heureux de te revoir !
88- Je préfère ça.
88La discussion continuait de son plein, j'étais plus qu'heureuse d'être en sa compagnie. Mais dans ma tête, je n'arrêtais pas de ma poser une seule question : " dois-je vraiment retourné chez mes parents ? ". Je n'en étais pas sûr et j'hésitais fortement. Poser la question ne m'avancera à rien, je connaissais la réponse.
[...]
88Bien que ce soit Jo qui soit venu me chercher, ça ne voulait dire pour autant que j'allais retourner en voiture, dans une voiture qui me serait familière. Je parie qu'il n'avait prévenu personne et c'est de cette façon qu'on se retrouvais tous les deux dans un taxi. Je n'avais pas décidé où nous allions, j'avais peur de l'endroit où j'atterirais par sa faute.
88Je me retrouvais devant ce qui ressemblais à une maison. Pourtant celle ci m'était inconnue avec ces briques brunes et son ciment beige. Elle avait un aspect assez familiale qui me plaisait bien, mais je ne savais toujours pas à qui elle appartenait. Je tournais mon regard vers Jo et lui lançait un regard interrogateur.
88- On est chez moi, enfin chez ma mère. Mes soeurs sont parties de la maison et elle en a profité pour changer d'endroit. Et puis, je me suis dit que t'avais peut être pas envie de rentrer chez tes parents.
88- Oh, c'est cool pour tes soeurs. La maison est magnifique et tu as bien deviné petit mec.
88- C'est fini ces surnoms débiles ?
88- Non, ca ne fait que commencer.
88Je lui lançais une tappe à l'épaule bien amicale qui bien sur, ne lui fit aucuns effets. Il me regarda en rigolant et me tira la langue. Pour l'embêter, je pris un air dégoutée. Rrrah, qu'on est bête.
88J'avançais à pas lent, peu assuré. J'hésitais entre partir en courrant et affronté, enfin, la dure réalitée. Avec au courage de mon cousin, je pris le choix de choisir la deuxième décision. Tête baissée, mes cheveux cachaient mes yeux remplis de honte et de peur. De cette position je pouvais entendre la chose me servant de cousin mettre la clé dans la serrure et la tournée. La pièce était plongée dans le noir et nous ne tardions pas à arriver dans le salon, également dans le noir. Je me dirigeais vers l'interrupteur et appuyais dessus.
88- SURPRIIIIIIIIISE !
88- Oh non, manquait plus que ça.